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Bernard Merle

 

Du 26 janvier au 11 mars 2018, la chapelle Saint-Libéral accueille une exposition consacrée au peintre Bernard Merle.

 


 

 

Bernard Merle

Artiste peintre né à Lyon en 1960, Bernard Merle réalise des œuvres aux formats, techniques et thèmes très variés, reflets d’une personnalité à l’imagination riche et habitée par une multitude d’émotions. Souvent reprises sur plusieurs années, ses toiles intemporelles, puissantes et délicates, sont marquées par une épaisseur de la matière et les fantômes de repentirs ; elles sont aussi baignées par une lumière quasi-irréelle, irradiant de partout et de nulle-part, et par une symbolique très personnelle qui leur confèrent une atmosphère unique, secrète et intime.

 

L’exposition présentée à la Chapelle Saint-Libéral vous propose de découvrir cet artiste et son univers, au fil d’une scénographie conçue par le peintre comme un dialogue entre des œuvres qui oscillent entre ce qui n’est plus et ce qui n’est pas encore...

 

L’exposition présentée par l'artiste

 « Choses vues, choses tues

On voit sur les toiles des arbres et des fruits, des femmes et des pommes, des paysages et des visages.

Au long du travail dans l'atelier tous ces êtres et ces choses ont passé leur temps à venir et s'en aller, telle silhouette déménageait d'une peinture pour en habiter une autre, tel fruit s'évanouissait dans les fibres de lin, telle fleur en sortait : formes tour à tour visibles puis effacées, choses venues parmi les couleurs et choses tues sous les coups du chiffon ou du pinceau.

Tues et parfois tuées sous les coups du couteau. Petits crimes pas toujours parfaits puisque ici ou là un indice révèle la disparition : un œil parmi des fleurs, des fleurs dans un mur.

Des morts et des naissances se nourrissant de ces morts.

C'est qu'à vouloir trop creuser l'intérieur des choses, à vouloir éclairer trop profondément les corps les contours s'effacent. Les objets, les personnages, les paysages se perdent et moi aussi. Alors il faut retourner à la forme, une autre forme bien sûr, une métamorphose, tout cela avec la mélancolie de n'avoir pu entrer tout-à-fait dans ce monde peint. Avec la peine d'être resté sur le seuil.

Au fond, ce ne sont pas des êtres ni des choses que je peins mais la distance infranchissable qui m'en sépare.

De grandes religieuses sont dans le chœur, elles, résolues au silence pour écouter les cœurs. Elles aussi ont hésité mais elles ont fini par choisir : le milieu sans le contour du monde. Elles me montrent là toute la raison et toute la vanité de cette peinture : vouloir à la fois être dehors et dedans. Voir et peindre la beauté, la tendresse, la violence ou l'horreur du monde et  se sentir en même temps dans ses entrailles.

Essai toujours raté et toujours recommencé.

Alors des formes inachevées se cachent dans la trame, des ombres s'y promènent sans être vues. En surface tout est tranquille, les corps semblent reposés, les paysages sereins et les natures mortes… »


 

 

               

Informations pratiques

 

Chapelle Saint-Libéral, rue de Corrèze, 19100 Brive

Tél. 05.55.74.41.29 ; http://museelabenche.brive.fr/; https://www.facebook.com/museeLabenche/

Ouverture du mardi au samedi de 12h à 18h ; le dimanche de 15h à 18h. Entrée libre.

 

Cette exposition a été réalisée avec le concours de l'État (ministère de la culture et de la communication - direction régionale des affaires culturelles Nouvelle-Aquitaine).

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