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 Exposition « Echelle de familiarité »

FRAC-Artothèque Limousin / Lycée d’Arsonval / Ville de Brive

 

 

 

FELDMANN Hans-Peter, Füsse, 1994

Collection FRAC Limousin (n°inv. : 200334) /  © Adagp, Paris 

 

Œuvres des collections du FRAC-Artothèque du Limousin

 

Ernest T., Michael Kienzer, Scoli Acosta, Hans-Peter Feldmann, Laurent Le Deunff, Grégoire Bergeret, Mathias Le Royer, Stephen Marsden, Henri Ughetto, Rolf Julius, Vladimir Skoda, Patxi Bergé, Jérémy Laffon, Elmar Trenkwalder, Philippe Poupet, Anita Molinero.

 

Du 17 mai au 18 juin 2017, la chapelle Saint-Libéral accueille une exposition issue du partenariat annuel établi depuis 2001 entre le FRAC Limousin et les élèves de la classe de Première Histoire des arts du Lycée d’Arsonval. Réalisée avec le concours de l'État (ministère de la culture et de la communication - direction régionale des affaires culturelles) et de la Région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, cette exposition mettra cette année en évidence la sculpture et ses différentes techniques, à travers un ensemble d’œuvres faisant partie des collections du FRAC-Artothèque du Limousin.

 

L’exposition

 

Le thème de travail retenu cette année avec les élèves et les enseignants de 1ère histoire des arts du Lycée d’Arsonval concerne la sculpture. À travers des œuvres provenant des collections du FRAC-Artothèque du Limousin, choisies autant pour leurs qualités propres et leur puissance d’évocation, que pour leur capacité à se confronter à ce lieu patrimonial qu’est la chapelle Saint-Libéral, cette exposition vous propose de plonger dans l’univers de la sculpture, à travers les techniques et les évolutions stylistiques des artistes présentés.

 

Pour introduire la présentation de cette exposition, il faut rappeler la toute première demande de Denis Dufour, professeur d’histoire des arts au Lycée d’Arsonval : une exposition de sculptures qui montre les différentes techniques utilisées par les artistes.

 

Associée à cette requête, une œuvre de la deuxième moitié des années 1990 d’Anita Molinero s’imposa rapidement pour donner forme à un scénario. Il s’agit d’un ensemble de petites sculptures réalisées sur une période de cinq ans, de 1995 à 2000, où l’artiste a travaillé différentes matières plastiques en les déformant par la chaleur ou en les associant à d’autres matériaux. Cet ensemble de huit sculptures de petit format a la particularité de pouvoir être présenté sur un vaste plateau peint de couleurs vives en damier, ou sur huit petits plateaux peints chacun d’une seule couleur. Il est présenté dans l’abside de la chapelle, dans sa version compacte.

 

De cette œuvre a émergé l’idée d’une exposition de sculptures habituellement présentées sur socle (ou de petit format) et qui seraient, pour l’occasion, montrées sur un seul plateau très long, dont les dimensions feraient écho à celles de la nef de la chapelle. Furent donc sélectionnées une quinzaine de sculptures aux formes et aux techniques variées dont les auteurs appartiennent à différentes générations; charge ensuite aux élèves impliqués dans ce projet de leur trouver un ordre de présentation.

 

Parmi les propositions des élèves (chronologique, par taille, par affinités formelles, etc.), nous avons décidé de retenir celle concernant une certaine idée de progression de la sculpture de l’identifiable vers l’abstrait, en suivant ce déroulé intersubjectif qu’ils ont eux-mêmes nommé « échelle de familiarité ». Cette évolution visuelle, en plus de montrer des techniques sculpturales d’une grande variété, permet également un inventaire des préoccupations plus ou moins récentes des artistes. Le long plateau qui remplace les habituels socles autorise les comparaisons. Il y est question, entre autres, du quotidien et de l’anonymat, du mètre-étalon emmêlé, de musique potentielle, de répétition et de différence, de réemploi, de cinéma (et de son inexorable usure), de minutieux processus de trempage et de recyclage, de moulage et d’assemblage (c’est un des ressorts de la sculpture moderne), d’obsession répétitive, de musique minuscule, d’élasticité du métal en fusion, de refabrication, d’obsession répétitive, d’ornement et de saturation, d’objet trouvé (dans la tradition surréaliste) et plus généralement d’échelle, puisqu’il s’agit surtout d’objets ou de sculptures de petites dimensions.

 

Texte de Yannick Miloux, co-directeur/directeur artistique du FRAC-Artothèque du Limousin, commissaire scientifique de l’exposition. Mars 2017. 

 

 

Informations pratiques

 

Chapelle Saint-Libéral, rue de Corrèze, 19100 Brive, tél : 05.55.74.41.29

Du mardi au vendredi 12h à 18h ; le samedi 10h à 13h et de 14h à 18h ; le dimanche de 15h à 18h. Entrée libre.

Site Internet : http://museelabenche.brive.fr/

Facebook : https://www.facebook.com/museeLabenche/

 

Vernissage le jeudi 18 mai 2017 à 18h, avec visite commentée de l’exposition. 


 

 



 


 

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