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Un espace d'exposition

Une histoire mouvementée

 

 

vue de l'extérieur

 

Située dans la partie nord de l’hyper centre de Brive, la chapelle Saint-Libéral a été édifiée à proximité d’un itinéraire passant. Erigée ou reconstruite au début du XVe siècle, elle servit durant les guerres de Religion de chapelle aux dominicains dont le couvent, situé hors les murs, avait été incendié. Peut-être érigée sur la tombe de saint Libéral, elle fut, jusqu’en 1774, entourée d’un cimetière qui, à cette date, fut vendu puis loti.

Saisie à la Révolution et vendue comme bien national en 1791, la chapelle devint la propriété de la famille Lalande qui y installa une fonderie de suif et une fabrique de bougies. C’est cette même famille qui la rendit au culte en 1876 en en faisant don au diocèse.

Cédé à la Ville de Brive en 1976 et inscrit en 1978 à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, Saint-Libéral est depuis les années 1980 un espace d’expositions et d’animations culturelles. Depuis septembre 2011, la chapelle est rattachée au musée Labenche.

 

 

 

 

 

Un édifice simple mais de qualité

Vue intérieure depuis la tribune
Sur le plan architectural, il s’agit d’un édifice à plan simple, constitué d’une nef à deux travées, d’un faux transept et d’un chevet polygonal auquel est accolée une petite sacristie.

De style gothique, cette chapelle est voûtée d’ogives et présente quelques éléments de décoration parmi lesquels ses clés de voûte et ses corbeaux ornés ainsi que les belles baies qui éclairent son choeur. Le portail occidental par lequel pénètrent les visiteurs a lui aussi fait l’objet d’un soin particulier, comme le montrent notamment ses frises sculptées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint Libéral : le deuxième protecteur de la ville

Saint autochtone et fils d’un boulanger nommé Delcour, Libéral naquit à Brive vers 870. Il aurait, du temps de sa jeunesse, accompli son premier miracle en distribuant aux pauvres, lors d’une famine, un plein pétrin de pâte prête à mettre au four. Sa mère s’en aperçut, le reprocha à Libéral qui, après une courte prière, montra à sa mère le pétrin rempli à nouveau.

Libéral quitta ensuite Brive pour se rendre dans différentes villes parmi lesquelles Embrun où il apporta secours et réconfort après la mise à sac de la ville par les Sarrasins. En 895, le clergé, sensible à ses actions, l’élit au siège d’archevêque d’Embrun. Son épiscopat fut marqué par son talent d’orateur et par la charité dont il fit preuve pendant les invasions. Néanmoins, en 930, il dut fuir Embrun lors d’un nouveau pillage et rejoignit sa ville natale où il vécut, sans se faire connaître, en mendiant sa nourriture.

Il fut retrouvé mort dans une grange, quelque temps après. En découvrant que ce mendiant portait un anneau à son doigt, une servante voulut le lui couper pour s’emparer du bijou. Aussitôt, une clarté envahit la grange découvrant ainsi l'identité de Libéral.

Les habitants décidèrent par la suite d’élever une chapelle en son honneur. Lors de sa construction, un incendie se déclara dans le faubourg du Civoire. En invoquant le saint, le sinistre fut arrêté miraculeusement. En reconnaissance, les brivistes firent de saint Libéral le deuxième protecteur de la ville.

  • Chapelle Saint Libéral

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    Culot sculpté recevant les nervures des voûtes de la chapelle

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  • Chapelle Saint Libéral

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    Détail du portail de la chapelle

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  • Chapelle Saint Libéral

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    Vitrail d'un bras du transept

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  • Chapelle Saint Libéral

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    Voûtement du choeur

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  • Chapelle Saint Libéral

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    Vue de l'extérieur

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  • Chapelle Saint Libéral

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    Vue intérieure depuis la tribune

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